Justice

Examen des services de police du Yukon

Message des coprésidents

Dennis Cooley, Ph.D., sous-ministre, ministère de la Justice

Dennis CooleyL’examen des services de police du Yukon se veut un processus favorisant le dialogue avec les Yukonnais, et ce, afin de trouver avec eux des solutions susceptibles de créer un climat de confiance entre les citoyens et la GRC. Le dialogue est tout indiqué dans les situations où les gens n’ont pas tous la même vision du monde ou les mêmes cadres de référence.

Pour être efficaces, tous les services policiers doivent gagner la confiance des citoyens auprès de qui ils exercent leurs fonctions et maintenir intacte cette confiance. Celle-ci se bâtit au jour le jour, dans les rapports que les policiers entretiennent avec la population. Pour ne pas perdre la confiance du public, les policiers doivent donner aux Yukonnais l’assurance que leurs besoins prioritaires en matière de sécurité publique sont satisfaits.

L’examen des services de police nous fournit l’occasion d’engager un dialogue avec les Yukonnais.

Assurer le maintien de l’ordre au Yukon représente pour les policiers de première ligne et l’administration policière des défis particuliers. Les caractéristiques géographiques du Yukon, le patrimoine culturel des Premières nations et la faible densité de population sont autant de difficultés qui n’existent peut-être pas ailleurs au pays.

La confiance que la population accorde à la GRC, qui assure le maintien de l’ordre au Yukon, peut être ébranlée et les citoyens ont besoin d’un mécanisme leur permettant d’exprimer leurs préoccupations, un mécanisme qui soit fiable et qui favorise la responsabilisation.

Le gouvernement du Yukon, la GRC et le CPNY se sont engagés à travailler en partenariat afin de s’assurer que les attentes des Yukonnais en matière de services policiers sont satisfaites.


Peter Clark, surintendant et commandant, Division « M » de la GRC

Peter ClarkLa GRC est reconnue partout au Yukon, au Canada et dans le monde comme étant un corps policier de renommée internationale. Le succès de la GRC repose en grande partie sur ses employés, qui font partie du tissu social de la localité où ils vivent et exercent leurs fonctions. Ces derniers participent activement à la vie de la collectivité et sont des modèles pour tous. Ils sont sélectionnés avec soin et bénéficient de programmes de formation parmi les plus complets qui soient au Canada. Ces programmes sont souvent utilisés par d’autres services de police canadiens et d’autres pays.

La confiance que la population yukonnaise témoignait envers les services de police a été récemment ébranlée par des incidents impliquant quelques agents de police, sur qui ont pesé des allégations de mauvaise conduite. Certaines personnes sont d’avis que les services offerts par la GRC ne répondent plus aux besoins du Yukon. D’autres estiment que la structure de responsabilisation actuelle de la force policière sert mal les intérêts de la GRC ou de la population du Yukon.

La GRC est un organisme adaptatif qui reconnaît l’importance de la transparence et de la responsabilisation. Ses employés, à tous les échelons, cherchent sans cesse à s’améliorer, et lorsque des erreurs sont commises, les dirigeants ne craignent pas d’exprimer leur déception, d’interpeller les responsables et de tirer les leçons qui s’imposent.

La Division « M » est heureuse de prendre part à un processus qui permettra de mieux répondre aux préoccupations des Yukonnais. Cet exercice ne peut se faire sans qu’un dialogue soit instauré avec les citoyens, les organismes et le gouvernement. La recherche indépendante et les compétences locales seront aussi mises à profit. Tout cela donnera lieu à des recommandations sur la façon dont la GRC peut améliorer ses services au Yukon.



Simone Arnold, responsable des programmes de justice, Conseil des Premières nations du Yukon

Simone ArnoldLes communautés autochtones ont connu toute une gamme d’émotions lorsqu’elles ont été informées des pénibles incidents mettant en cause la GRC. Les relations entre cet organisme et les Yukonnais ont été mises à rude épreuve, et les services de police ont besoin d’un second souffle.

L’examen des services de police du Yukon constitue la première étape d’une série de modifications qu’il faudra apporter à la façon dont la GRC s’acquitte de son rôle dans le territoire et s’intègre dans nos communautés. D’autres étapes viendront après l’examen, à savoir le rapport final qui sera remis au ministre et le plan de mise en œuvre des recommandations.

La GRC et le gouvernement du Yukon sont conscients qu’il faut travailler de concert avec les Premières nations, dans le respect de leur culture, de leurs traditions et de leurs croyances ancestrales. À titre de coprésidente du comité, je peux affirmer que leur engagement à cet égard est manifeste, et j’encourage tous les membres des Premières nations à venir nous faire part des différentes expériences qu’ils ont vécues et de ce qu’ils ressentent réellement, et à nous fournir leur avis sur les changements qu’on devrait selon eux apporter pour que tous les Yukonnais en bénéficient.

Nous ne revivrons peut -être plus l’époque que nos Aînés ont connue et aimée, mais nous pouvons certainement trouver une nouvelle façon de travailler ensemble afin d’assurer la sécurité des gens.